
Par Catherine Crépeau , édimestre , Montréal, Canada
Les parents, les mères surtout, angoissent à l'idée de voir leur enfant partir pour le camp de vacances. Saura-t-il se débrouiller seul? S'il se blesse? S'il n'aime pas la nourriture? Les moniteurs? Se fera-t-il des amis? S'il fait des cauchemars? Et si l'enfant prend des médicaments, les craintes sont décuplées. Qui s'occupera de lui faire prendre à heure régulière? Ces craintes sont légitimes. Pourtant, laisser partir son enfant quelques jours en camp de vacances constitue pour lui une belle expérience et un premier petit pas vers l'indépendance.
L'enfant peut aussi exprimer des craintes. Mais elles seront souvent le reflet de celles de ses parents. Si le camp de vacances est présenté comme un cadre agréable, où il se fera de nouveaux amis, pratiquera des activités sportives ou pourra s'aventurer dans la nature, il sera certainement enchanté de partir. On évite de lui parler d'ennui et surtout de lui dire qu'on viendra le chercher s'il y a un problème. Il risque de ne pas se donner la chance de réussir et d'apprécier son séjour.
Le choix du camp de vacances revêt une grande importance. L'enfant devrait pouvoir exprimer le type d'activités qu'il souhaite faire pendant ses vacances. Vous serez à même de juger si votre enfant a envie d'y aller. Il faut éviter d'offrir un séjour en colonie de vacances à un enfant qui n'a jamais manifesté le désir d'y aller. Et ce n'est pas parce que son frère ou sa sœur a aimé son camp l'année précédente que ce sera la même chose pour lui. Il faut tenir compte du tempérament et de la personnalité de chacun des enfants.
Quant à l'encadrement, les établissements certifiés par l'Association des camps certifiés du Québec respectent des normes élevées de qualité et de sécurité et les moniteurs reçoivent une formation minimale de 60 heures (psychologie de l'enfant, gestion de la discipline, techniques d'animation, techniques d'activités beau temps, mauvais temps, premiers soins, etc.).
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